Qui sommes-nous ?

L’histoire des Geek Faeries commence dans les allées des conventions manga. A cette époque apparaissait dans le grand public un outil qui allait tout bouleverser pour le meilleur et pour le pire : internet.

Les premiers habitants d’internet sont libres. Personne ne le juge. Ils sont comme ils sont. Avides de partage et d’information, dans ce monde naissant ils peuvent exister. Ils sont joueurs, collectionneurs, artistes, scientifiques, passionnés. Le monde prend une dimension à leur portée, tout devient accessible. On les nomme les geek, nerd, nolife. Des mots de dérision plaqués par les autres, ceux qui ne savent pas.

Les geeks sont observés, ostracisés, surveillés par les autorités et agressés. Ceci est le ferment d’une communauté qui va impacter le monde, se fracturer, disparaitre, revenir et finalement continuer à revendiquer ce qui leur est vraiment essentiel : l’humain est une valeur de partage, pas une valeur marchande. Et si nous sommes sûrs que le futur est plus que jamais incertain, ce n’est certainement pas l’argent qui aura le pouvoir de nous sortir des difficultés, c’est le partage des connaissances et des idées.

L’exclusion, la ségrégation ne sont que des freins subit par tous au service du premier narcissique individualiste venu. Ça n’a jamais été ça qui a fait évoluer l’humanité vers le mieux.

Les Geek Faëries sont le premier festival européen à oser se revendiquer geek. Organisé par les artistes d’un studio de création, Studio Affects, présent dans les conventions manga, leurs créations ont immédiatement un succès inattendu. Les membres du studio décident alors d’embarquer leur public et leurs congénères créateurs dans l’aventure d’un lieu pour se retrouver tous les ans... C’était le 22 et 23 mai 2010. Dans une toute petite salle près d’Orléans, des gens arrivent de partout. C’est le bazar total mais grâce à tous, au public comme aux exposants et associations on s’en sort. Quelque part les Geek Faëries n’ont pas changé.

On a été copiés de partout, quelquefois même copiés-collés mais personne n’a jamais pu faire ce que nous avons de plus précieux : nous sommes libres et indépendants aussi bien dans nos propos que financièrement.

Il y a un monde où les Geek Faëries n’auraient plus de raison d’être. Ce n’est pas le nôtre. Plus que jamais, il est nécessaire de continuer à montrer le meilleur de l’humain. A partager nos ressources de savoirs et de bienveillance en donnant à tous l’occasion de recharger les batteries et avoir de vraies raisons de croire en son avenir.

Gravir les montagnes on sait faire. Que ceux qui pensent que les déplacer est impossible et qu’il vaut mieux renoncer au profit de quelques-uns ne se rendent pas compte à quel point nous pouvons les déplacer : nous sommes nombreux, obstinés et patients.